.
Quand Raoul Ré et Jean Ut se croisent, le projet se dessine très vite : écrire des chansons simples mais variées, dans un esprit caustico-comique inspiré de Jacques Brel, Castelemis, Arthur H et des VRP. Et les jouer dans leur salon juste pour les ami(e)s…
Bientôt rejoints par France Chapo-Do puis par Philomène Bémol, les Métal-Gnou(x) s’organisent : Raoul est le chef colérique, Jean le guitariste salace, France la percussionniste alcoolique et Philomène la virtuose éthérée. Et vaille que vaille.
Leur Cabaret Socio-Culturel se produit un peu partout : dans des salles de spectacle mais aussi dans le décor d’une pièce de boulevard en répétition, dans une cabine de régie, sur un stand de braderie, sur un podium de 14 juillet, pour l’anniversaire d’un capitaine d’une caserne de pompiers, pour l’obtention du label centre Social/Caf d’une MJC, dans une station de métro en marbre noir…
.
.
Ils jouent partout et surtout jamais la même chose. Pour tenir en haleine les hordes de disciples et ne jamais s’ennuyer.
Très vite, les représentations deviennent des performances au cours desquelles le répertoire des chansons s’étoffe et s’affine. Pour la mise et scène et le scénario, les personnages se font confiance pour surprendre leurs « associés » et les amener à se surpasser pour surenchérir. Et au final emmener le spectacle là où nul ne pouvait le prévoir.
.
Le temps passe, l’équipe change. Restent Raoul Ré et Jean Ut qui vont débaucher une accordéoniste nymphomane, Charlène Diouf, et un poly-instrumentiste inadapté, Ronny Cunningbrück.
Ensemble, ils poursuivent le périple du « Cabaret Socio-Culturel » sur toutes surfaces, par tous les temps, à toute heure et pour tous les publics. Quelques chansons pour cadrer toutes les élucubrations possibles. Avec tous les instruments possibles. Sur tous les sujets possibles.
En 2003, Les Métal Gnou(x) accouchent d’une pièce de théâtre dans le cadre d’une résidence-chantier de 3 semaines au Biplan à Lille. « Savez-vous planter des Gnou(x) ? » permettra de découvrir l’histoire des 4 protagonistes, et surtout de comprendre pourquoi ils sont ce qu’ils sont.
.
.
Début 2007, les Métal-Gnou(x) se tournent vers une formule plus orchestrale : tel l’orchestre de chambre, ils jouent sur quatre chaises disposées sur une surface de gazon synthétique juste assez étriquée pour qu’il n’y ait pas assez de place pour tout le monde. Un pupitre, une vanity-batterie faite maison : le « Tour de Champs » démarre sur une chanson-vitrine présentant les 4 personnages assis sur des chaises. Assis ? Ça ne durera pas. Ils poussent les curseurs… la promiscuité fera le reste.
Un nouveau remaniement s’impose lorsque les Métal-Gnou(x) s’envoient en mission pour le festival Viva Cité à Sotteville les Rouen. Retour à la rue. Où n’ont-ils pas encore joué ? Dans le public.
Mégalomanie : oubliées les pelouses gentillettes. Une photo d’eux-même grandeur « plus que nature » sert de fond de scène et de coulisse. Ils attirent le public, l’invitent à s’asseoir et …. leur sautent dessus ! Place au culte invasif de la personnalité.
.
.
Exercices de sécurité, démonstrations de danses acrobatiques, strip-tease, fusillades, meurtres et résurrections à répétitions. Le tout sur des chansons choisies pour leur actualité intemporelle : bigoudénitude, homophobie, péruvie (le pays des bonnets), premiers ébats, consanguinité, désespoir, alcool, drogue, religion, cassettes audios… comme au JT !
.





