Spectacle en création

GIORGIO HARMONIE

Déambulation en fanfare pour la rue, tout public – Création 2018

Retrouvez l’avancée de la création sur sa page Facebook.

Distribution :

Maké Knockaert : Trompette
Franck Coulibaly : Saxophone alto
Thomas Knockaert : Trombone à pistons
Romain Lay : Xylophone
Loran Casalta : Saxophone basse
Marc-Antoine Moercant : Caisse Claire
Nicolas Chachignot : Grosse Caisse

Création costumes : Vaïssa Favereau
Compositions musicales : Maké Knockaert
Chorégraphie, mise en espace : Nathalie Baldo

Production : La Roulotte Ruche
Accueil en résidence : Le 9-9 Bis (Oignies), Le Centre des Arts de la Rue (Ath-Belgique), la Maison Folie Moulins (Lille), Le Channel Scène Nationale (Calais).

 

Note d’intention

Ce projet de création explore l’univers des Orchestres de Fanfare, Orchestres d’Harmonie, Marching-Band et Batteries Fanfare.

Le travail vise à rendre hommage à ces traditions, tout en ouvrant le répertoire et les codes de déplacement à d’autres sonorités et esthétiques, notamment grâce à l’apport d’un langage « jazz » et de l’improvisation musicale et corporelle.

L’orchestre de fanfare est encore bien présent dans la culture populaire. Cette tradition, riche de savoirs-faire et de savoirs-être, génératrice de lien social, favorise la formation et la transmission de la connaissance musicale. Dans l’orchestre, il s’agit de jouer de la musique certes, mais aussi de marcher au pas pour chorégraphier les défilés, être assidu aux répétitions, savoir jouer en public, respecter ses camarades de jeu. C’est un espace qui génère nombres d’échanges entre générations et favorise bien souvent une certaine mixité sociale.

L’orchestre de fanfare façonne de riches personnalités qui portent haut les couleurs de leur quartier, de leur ville. Ses défilés dans nos villages ont imprégné à jamais nos souvenirs d’enfance. Participant à toutes les fêtes locales, il symbolise la fête et la joie de vivre, et ce malgré un cadre fortement inspiré par l’univers militaire. Les premiers orchestres de village furent montés à partir de ces codes retranscrits dans la vie civile. Certains conscrits formés dans des ensembles militaires, pratiquaient la musique quotidiennement. De retour chez eux, ils retrouvaient leurs places et bien souvent, initiaient les plus jeunes.

Pour cette création musicale axée sur la rue, nous nous inspirons de cet univers emprunt de codes rigides très marqués pour les détourner et les adapter dans une perspective plus ludique, de les déconstruire et de les assouplir en passant sans cesse de l’ordre au désordre. Les compositions originales sont inspirées d’airs traditionnels, et la mise en scène s’appuiera sur les déplacements de ce type d’orchestre. Grâce à l’apport d’un langage « jazz », nous voulons jouer avec ces codes, en misant sur l’improvisation, tant sur la musique que sur le rapport au public et aux espaces traversés.

Loin de vouloir parodier cet univers, nous lui rendons hommage en composant une relecture créant une identité peu commune et délirante, une ambiance festive suscitant interrogation et amusement tout en interrogeant ces codes connus de tous.

Création musicale

L’improvisation est quasi-inexistante dans le répertoire de l’orchestre de fanfare ou d’harmonie. C’est pourquoi nous axons la création là-dessus en détournant des codes figés, en créant des situations inédites tant sur le plan rythmique, harmonique que scénographique. L’improvisation est donc au coeur du spectacle et permet une création in situ, sans cesse renouvelée. Elle fait de l’orchestre une entité souple et unie, capable de s’adapter aux imprévus, surfant sur les opportunités du lieu et des rencontres.

L’équipe de cette création est composé de sept musiciens/comédiens aux profils différents et complémentaire (jazz, musiques improvisées, théâtre de rue, fanfare…). L’instrumentation est conçue dans une une volonté de s’approcher d’un « son » évoquant ces orchestres de fanfare. La basse est jouée par un saxophone basse, les batteurs jouent de la caisse-claire et de la grosse-caisse, la polyphonie est tenue par un xylophone portatif permettant un jeu en accord donnant des couleurs tantôt fanfare, tantôt jazz…

L’orchestre communique non pas par la parole mais par le jeu instrumental. Par exemple, par une simple sonnerie, le trompettiste indique aux autres musiciens la marche à suivre sur la suite des événements. À la manière du clairon rythmant les journées en caserne (« Le Réveil », « La Soupe », etc). Giorgio Harmonie se permet également de « piocher » dans les marches et rythmes issus d’autres cultures afin d’enrichir le répertoire. Ces codes de parade, de déplacement ne connaissent pas frontières.